lundi 23 octobre 2017 Ajouter à vos favoris       Envoyer à un ami
 
 

Revue Continuum

Continuum 6/2009

#articletitle#Sommaire

  1. Tel-Aviv a 100 ans

    Regards sur Tel Aviv
    Tel-Aviv, esprit d'ouverture - Interview avec Jérémy Hoffman par Rachel Samoul
    Francine Kaufmann, Nommer Tel-Aviv : Ezéchiel, Herzl, Sokolov, Neher… et les autres
    Esther Orner, A propos du livre: Tel-Aviv – naissance d'une ville, 1909 – 1936, par Yaakov Shavit
    Shimshon Chalfi, Un quartier qu'on vient de laver exemplairement: Dr. Baroukh Ben-Yéhouda (extrait de Rêveurs parmi les dunestémoignages/interviews)
    Francine Kaufmann, Agnon et la construction de Tel-Aviv
    Pnina Amit, Mes cafés à Tel Aviv
    Guylain-David Sitbon, 20 Tamouz 5768
    Ami Bouganim, Le promeneur inconnu (extrait de Tel-Aviv sans répit)
    Agnès Bensimon - Les gens de la mer
    Chantal Osterreicher, Un défi au dicton populaire
    Liliane Limonchik, Tel Aviv - Vol LY 2009
    Henri Raczymow – Tel-Aviv, premiers regards
    Tobie Nathan, Tel Aviv de…
    Roselyne Déry – Il y avait le ciel, le soleil et la mer…et quelques éclats de voix
    Comment je vois Tel-Aviv - Interview avec l'historien Yaakov Shavit par Yaïr Biran

    Tel Aviv en poèmes
    Nathan Alterman, Demain surprises
    Avraham Shlonsky, Deux charpentes de maisons
    Discours d'un quidam sur son quartier
    Léa Goldberg, Tel-Aviv 1935
    Ici nous construisons un port
    Chaïm Gouri, Le réverbère
    David Avidan, Les rues décollent un peu
    Meïr Wieseltier, J'ai de la sympathie
    La vie dans la ville
    Le métro de Tel-Aviv
    Raquel Chalfi, Plage à Tel-Aviv en l'hiver 1974
    Maya Bejerano, Poème d'enfance
    Yaël Globerman, L'avenue
    Sabina Messeg, L'enfant que j'étais à Jaffa
    Ronny Someck, Tel-Aviv la nuit
    King George. La nuit. Poème d'amour
    Rafi Weichert, A la mémoire d'un poète de Tel-Aviv
    Haya Esther, Sève de vie
    Bettina Amir, Voyage dans le temps
    Yaïr Biran, Que vaut Tel-Aviv
    Nicole Guedalia, La Ville du Printemps
    Colette Leinman, Tel-Aviv. Arrêts sur images
     
  2. Hommage à Paul Celan
    Discours de Paul Celan à Tel-Aviv
    Esther Orner, Celan, la disparition d'un proche
    Traductions en miroir: quatre poèmes de Paul Celan traduits par Martine Broda et par John E. Jackson: Psaume, Mandorle, Zurich, Il y avait de la terre en eux
    John E. Jackson, Paul Celan, poète (en) français
    Andrei Corbea, Réflexions sur le "tournant” celanien (en marge d'une traduction roumaine de la prose de Paul Celan)
    Jose Luis Reina Palazon, Paul Celan sur et dans la traduction
    Philippe Païni, Inaugurer le temps avec Paul Celan
    Jean Portante, Paul Celan. La langue de personne
    Simone Wiener-Bentata, Pour une poétique en psychanalyse
    Marcel Cohen, Doxa
    …Ilana, tu réveilles mes acuités - Ilana Shmueli / Marlena Braester - entretien

    Poèmes en écho:
    Ilana Shmueli
    Philippe Païni
    José Luis Reina Palazon

    Bibliographie
     
  3. Œuvres en avant-première
    Jean-Bernard Yéhuda Moraly, Les merveilles du fond des mers, ou Un chef-d'œuvre à gonfler soi-même
     

In memoriam

Henri Meschonnic, par Marlena Braester
 

Editorial

Sur le chemin de notre continuum israélien francophone, après avoir fêté avec Israël, en 2008, ses soixante ans d'existence, une autre fête nous retient cette année: le centenaire de Tel-Aviv. On a opté cette fois pour une ouverture plus ample de la revue, en préférant donner la parole non seulement à des écrivains et poètes de langue française - voire à des écrivains et poètes français -, mais accueillir également des poètes de langue hébraïque afin d'esquisser un réseau de parcours affectifs polychrome, comme cette ville l'exige.

Sous des voix très diverses se dévoilent ici des réflexions, des sensations, des intuitions, des sentiments - souvent très violents - vis-à-vis de la ville et ses avatars: certains de nos auteurs sont attirés par son horizon, avec la mer et les plages, et on suivra leur pensée qui descend avec les rues qui les conduisent subrepticement vers la mer; d'autres sont plutôt sensibles aux paradoxes et aux dilemmes de Tel-Aviv; d'autres encore écoutent la ville avec ses secrets racontés en sourdine: ville du dépaysement, ville du jeu imperceptible entre cohérence et incohérence, équilibre et déséquilibre; entre Tel-Aviv de nuit, avec ses ombres, avec ses excès et Tel-Aviv du jour, avec la violence de sa lumière, il y aura toujours ceux qui l'adorent et ceux qui la détestent.

La deuxième partie de ce numéro est consacrée à Paul Celan. Dans la circularité de son méridien s'inscrit ce moment fulgurant de sa vie – son voyage en Israël en octobre 1969. C'est son méridien – ce trajet vers soi-même qui le ramène en fin de compte à Jérusalem.

L'œuvre de Paul Celan suscite un intérêt de plus en plus accru, les questions continuent à se poser et il se crée dans notre revue une sorte de dialogue entre les textes mêmes. Le poète vu par des poètes, par des prosateurs ou essayistes nous laisse sur le chemin des réflexions multiples données ici à lire: d'une part, le questionnement du poète Jean Portante sur les "exils pluriels" de Celan et la possibilité de ré-inventer la langue d'écriture après horreurs et cruautés: langue de personne; d'autre part, le point de vue du poète-traducteur José Luis Reina Palazon qui a traduit l'œuvre complète de Celan en espagnol, et qui étudie parallèlement la perspective de Celan sur le travail de traduction. A partir de la traduction de la prose de Celan en roumain, Andrei Corbea s'arrête précisément et analyse ce moment où se déclenche la renverse du souffle – le dire de l'écriture.

Entre l'écoute de l'historicité du poème-Celan afin de comprendre ce qu'est un poème avec son sujet dans le temps dans le texte du poète Philippe Païni et la problématique de l'appropriation d'une langue d'écriture dans le texte de John E. Jackson, s'inscrivent les textes, plus personnels, de Marcel Cohen et d'Esther Orner. Le point de vue d'une psychanalyste s'y ajoute: Simone Wiener-Bentata situe son analyse à partir de la question: comment "nouer" la langue à un réel?

Enfin Ilana Shmueli raconte son Celan à elle. Car elle a représenté pour Celan le commencement et le recommencement: Czernowitz et Jérusalem.

La troisième partie de la revue contient un inédit qui nous a été offert par l'écrivain Jean-Bernard Yéhuda Moraly: une expérience théâtrale insolite.

Powered by Artvision | Truppo Websites